Calculateur d'allure et de temps de passage trail
Ton temps estimé et ton heure de passage à chaque ravito, à partir de ton GPX.
Comment ça marche
Ce calculateur utilise le même moteur que la War Room de l'app TRL. Il part d'un principe simple : ramener ta course à un effort total, puis répartir ton temps mètre par mètre selon le terrain. Tout le calcul se fait dans ton navigateur : ton fichier GPX n'est jamais envoyé à un serveur.
Première étape, le km-effort : distance en kilomètres plus D+ divisé par 100. Un 40 km avec 2 500 m de D+ vaut 65 km-effort. C'est la même définition que notre calculateur km-effort et que l'app. Le GPX ne change pas cette formule : il sert à mesurer proprement la distance et le dénivelé (altitude lissée, D+ compté avec une tolérance de 2 m pour ignorer le bruit du GPS), puis à répartir le temps.
Deuxième étape, l'effet de la durée. On ne tient pas la même vitesse sur 20 km-effort que sur 100. La formule de Riegel (1981) transpose une performance de référence : temps = temps de référence × (effort cible / effort de référence) puissance 1,06. Si tu choisis un niveau plutôt qu'une course passée, il correspond à une référence de 20 km-effort : 6 km-effort/h pour un débutant, 8 pour un amateur, 10 pour un confirmé. La technicité ajuste ensuite le temps : 0,95 pour un terrain roulant, 1 pour un terrain mixte, 1,07 pour un terrain technique.
Troisième étape, le coût de la pente. En montée, le facteur de temps suit un polynôme dérivé des mesures de Minetti et al. (2002) : à 10 % de pente, un mètre coûte environ 1,46 fois le temps d'un mètre de plat. En descente, on n'applique pas le miroir de la montée. Le coût énergétique de Minetti baisse fortement en descente, mais la vitesse, elle, est limitée par le freinage, l'impact musculaire et la technicité. Notre modèle de vitesse donne un gain maximal autour de 6 % de descente, puis un freinage qui croît avec le carré de la pente : au-delà d'environ 12 %, la descente redevient plus lente que le plat, et plus encore sur un sentier technique. C'est ce qui évite les descentes irréalistes des allures ajustées « façon Strava ».
Quatrième étape, la fatigue. Le temps est redistribué au fil de la course : plus tu avances, plus chaque mètre pèse lourd, selon une courbe progressive (5 % en stratégie régulière, 12 % en départ prudent). Cette décote ne rallonge pas ton temps total, elle le répartit : un départ prudent te fait partir plus lentement pour mieux finir.
Enfin, les ravitos : l'heure d'arrivée à un ravito inclut tous les arrêts précédents, mais pas celui de ce ravito. Les marges sur les barrières horaires passent en rouge sous 15 minutes.
Le modèle a ses limites. Il ne connaît ni la météo, ni la nuit, ni l'altitude, ni ton état de forme du jour, ni l'état du sentier. Riegel devient peu fiable quand la course cible est trois fois plus longue ou plus courte que ta référence : un avertissement s'affiche alors. La fourchette de plus ou moins 6 % donne un ordre de grandeur, pas une promesse.
Questions fréquentes
Comment estimer son temps sur un trail ?
Pars d'une course récente et comparable : son km-effort et ton temps réalisé donnent ta référence. Le calculateur transpose cette performance à ta course cible avec la formule de Riegel, puis ajuste selon la technicité et répartit le temps selon le profil du GPX. Sans course de référence, choisis ton niveau.
Comment gérer son allure en montée ?
En montée, raisonne en effort, pas en allure : à 10 % de pente, un kilomètre prend environ une fois et demie le temps du plat. Marche dès que la pente dépasse ce que tu peux courir en restant en endurance, et garde de la marge pour la suite. Le tableau par section te montre l'allure réaliste de chaque portion.
Faut-il partir lentement ?
Sur un trail long, oui : l'excitation du départ pousse à brûler des réserves utiles en fin de course. La stratégie « Départ prudent » répartit plus de temps sur la fin pour te faire partir plus doucement, sans rallonger ton temps total estimé. Sur un format court, une stratégie régulière suffit souvent.
Combien de temps s'arrêter aux ravitos ?
Compte environ 1 minute pour un ravito liquide, 3 minutes pour un ravito solide et 15 minutes ou plus pour une base de vie. Sur un ultra, la somme des arrêts peut dépasser une heure : le calculateur les ajoute à ton temps de course pour afficher ton heure réelle de passage.
Comment anticiper les barrières horaires ?
Saisis la barrière de chaque ravito en temps de course depuis le départ. Le calculateur compare ton heure d'arrivée estimée à la barrière : la marge passe en rouge sous 15 minutes et le tableau indique une barrière manquée si elle est négative. Garde une marge confortable, car la fatigue et la météo peuvent te ralentir.
Pourquoi mon temps réel diffère-t-il de l'estimation ?
Le modèle ignore la météo, la chaleur, la nuit, l'altitude, l'état du sentier et ta forme du jour. Il devient aussi moins fiable quand ta course de référence est très différente de la course cible. Utilise l'estimation comme repère pour ta stratégie et ta nutrition, puis affine-la avec tes propres courses.